Question écrite au Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Réformes institutionnelles  sur les conséquences fiscales de l'installation d'un chauffe-eau solaire.

 

Face à la raréfaction des énergies fossiles et son corolaire l'augmentation du coût de l'énergie, les pouvoirs publics encouragent l'installation chez les particuliers de chauffe-eau solaire. L'objectifs est bien évidemment de réduire les émissions de CO2 et d'inscrire notre pays de manière forte dans une politique de développement durable. Grâce à une politique volontaire des entités fédérées et du gouvernement fédéral, les installations de chauffe-eau solaire ont connu un véritable succès ces dernières années. Malgré l'aide des pouvoirs publics, le coût de ces installations reste élevé et les économies ne sont envisageables qu'après plusieurs années, une fois que l'installation est amortie. De nombreux citoyens s'interrogent sur les conséquences fiscales de ce type d'installation.

 

1. Le revenu cadastral de l'habitation subira-t-il une augmentation après l'installation ?

 

2. Avez-vous donné des consignes à votre administration à ce sujet?

 

Date publication 23/02/2009, 20082009

Réponse

En réponse à sa question, l'honorable Membre voudra bien noter que les revenus cadastraux des immeubles bâtis sont fondés sur des valeurs locatives, qui fluctuent beaucoup selon le degré de confort des immeubles. Dans ce contexte, il est certain qu'une maison qui a un circuit d'alimentation en eau chaude possède une valeur locative supérieure à la même maison qui n'en est pas pourvue. Ceci est encore plus vrai lorsque l'eau chaude est fournie à un coût particulièrement réduit pour le locataire. Vouloir une politique fiscale neutre en matière de nouveaux investissements, et plus encore lorsque ces investissements sont estampillés du label écologique, est bien compréhensible. J'indiquerai à cet égard qu'il est déjà prévu au niveau fédéral une série de réductions d'impôt pour les dépenses réalisées en vue d'une utilisation plus rationnelle de l'énergie dans une habitation - dont une réduction pour les dépenses liées à l'installation d'un système de chauffage de l'eau par le recours à l'énergie solaire -, et qu'il est également loisible aux Régions d'adopter des mesures d'exonération ou de réduction du précompte immobilier qui peuvent inciter le contribuable à investir dans son habitation de manière durable. Je pense notamment à la mesure prise par la Région flamande qui octroie une réduction substantielle de précompte immobilier pour tout bâtiment répondant à une norme énergétique prédéterminée. Pour le reste, étant donné que la matière ne pose pas de problème particulier, je n'ai donné aucune consigne spécifique à mon administration.