Question écrite au Vice-Premier Ministre et
Ministre de l'Intérieur
Agents de gardiennage privé. - Cartes
d'identification
14 mai 2008
En application de la
loi du 10 avril 1990 réglementant la sécurité privée et particulière, pour
pouvoir travailler comme gardien privé, le travailleur doit obtenir une
habilitation de sécurité concrétisée par une carte d'identification en tant que
agent de gardiennage. C'est le SPF Intérieur qui est chargé du contrôle du
candidat gardien sur base des conditions édictées par l'article 6 de la loi
précitée du 10 avril 1990: c'est le screening. Dans le cadre de cette
procédure, s'il y a refus, il y a possibilité de recours des candidats.
Toutefois, la pratique connaît la procédure du "pré-screening"
préalable à l'engagement. Cette procédure n'est pas prévue par la loi et
qui - selon les organisations syndicales - se pratique de manière non transparente.
Il serait, en effet, impossible de connaître ni les motifs de refus, ni les
bases de données consultées par le SPF, la police fédérale et la sûreté. En
outre, la carte d'identification est valable cinq ans. A l'issue de ce
délai, une nouvelle enquête est réalisée. Les refus après enquête
seraient passés de 58 en 2004 à 157 en 2006. En cas de refus de carte
d'identification, certains employeurs considèreraient cela comme constituant un
cas de force majeure justifiant le licenciement sans indemnité ni préavis.
Parfois, le travailleur est aussi sanctionné par l'ONEm
pour chômage volontaire!
Pourrait-on avoir une
estimation précise du nombre de refus en pré-screening et en screening et les motifs
principaux de ceux-ci ?
Les organisations
syndicales sont particulièrement insatisfaites de la procédure de
pré-screening. Envisagez-vous améliorer cette procédure et la rendre plus
transparente ?