Question
écrite au Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères concernant l’accueil
en Belgique des enfants victimes de Tchernobyl.
André
FREDERIC :
De nombreuses familles en Belgique s'impliquent dans les séjours de
santé des enfants biélorusses victimes des conséquences de la catastrophe de
Tchernobyl. Les scientifiques et les médecins s'accordent pour confirmer que
ces séjours, hors des zones contaminées, gardent toute leur efficacité pour
l'amélioration de la santé de ces enfants. Malheureusement, il semble que
l'accueil de ces enfants soit aujourd'hui menacé. En effet, les autorités du Bélarus ont décidé de soumettre la sortie de ces enfants du
pays à la signature d'un accord avec les autorités de chacun des pays
d'accueil, dont la Belgique. Il semble que malgré l'insistance des différentes
ASBL chargées d'organiser l'accueil de ces enfants, rien n'a encore été fait
pour régler cette question, mettant à mal la possibilité d'accueillir des
enfants cet été 2009. Les parents des enfants concernés doivent, en effet, être
prévenus suffisamment tôt pour pouvoir faire toutes les démarches nécessaires à
l'obtention de leurs visas.
1. Pouvez-vous garantir que ces voyages de santé ne seront ni suspendus
ni supprimés ?
2. Quand cet accord sera-t-il négocié?
Le Ministre
Karel De Gucht :
Depuis quelques années déjà, des enfants biélorusses sont accueillis
dans plusieurs pays de l'Union européenne, dont la Belgique, pendant les
périodes de vacances. Il s'agit d'enfants qui souffrent toujours des
conséquences de la catastrophe de la centrale nucléaire à Tchernobyl en 1986 et
qui viennent en Belgique pour des raisons de santé. Les pays concernés ont été
invités par la Biélorussie à formaliser ces visites sous la forme d'un
engagement bilatéral. Je peux vous annoncer avec satisfaction que nous avons
abouti à un accord avec les autorités biélorusses le 29 avril dernier. Ceci
implique que les enfants dits "de Tchernobyl " pourront, comme prévu,
venir pour des vacances de santé au cours des vacances d'été.