Bruxelles, le
Question écrite de
Monsieur Frédéric, Député fédéral, à Mme Onkelinx, Vice-première Ministre et
Ministre de la Santé publique,
concernant
« le système de distribution pharmaceutique ».
Madame la Ministre,
Il me revient l’existence de
certaines pratiques dans le système de la distribution pharmaceutique qui me
semblent, pour le moins, douteuses.
Ainsi, les laboratoires
pharmaceutiques, pour faire face au commerce parallèle des médicaments qui
résulte pour l’essentiel des divergences entre les Etats membres des prix de
ces produits et des bases de remboursement, mettent parfois en place des
systèmes de rationnement, de contingentement, de quotas pour
l’approvisionnement des grossistes-répartiteurs.
Si ces pratiques peuvent se justifier
au regard de la rationalisation de la production et de l'optimisation de la
distribution des médicaments, leurs conséquences sont nombreuses et pas
anodines :
-
elles
peuvent priver les patients de la continuité de leurs soins et ainsi mettre en
péril leur santé ;
-
elles
violent le principe de l’accessibilité des médicaments ;
-
elles
entravent la liberté d’exercer des pharmaciens,...
Enfin, ce système est
particulièrement opaque dans la mesure où les grossistes-répartiteurs ne sont
pas informés des modalités de la fixation des quotas.
Aussi, Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes :
-
Que
vous inspirent ces pratiques ? Sont-elles acceptables ?
-
Ne
concourent-elles pas à entraver la libre concurrence entre grossistes-répartieurs ?
-
En
matière de santé publique, ce genre de pratiques ne risque-t-il pas de porter
préjudice au patient ?
Je vous remercie.
André Frédéric
Député fédéral