Bruxelles, le 9 septembre 2008

 

 

Question écrite de Monsieur Frédéric, Député fédéral, à Mme Onkelinx, Vice-première Ministre et Ministre de la Santé publique,

concernant « la durée de la procédure d’instruction des demandes en matière de transfert de pharmacies ».

 

 

Madame la Ministre,

 

L’ouverture, le transfert ou la fusion d’officines pharmaceutiques ouvertes au public sont subordonnés à autorisation préalable, et cela est bien normal. Or, il me revient de nombreuses plaintes quant à la durée de la procédure de décision qui peut parfois atteindre 18 mois et qui avoir certaines conséquences non négligeables pour le demandeurs en matière de bail, de prêt bancaire, de rentrées financières,…

 

Cette procédure est réglementée par l’arrêté royal du 9 février 1970 concernant la répartition des officines ouvertes au public et plus particulièrement par l’article 6 du dit arrêté et par l’arrêté  du 25 septembre 1974 concernant l’ouverture, le transfert et la fusion d’officines pharmaceutiques ouvertes au public.

 

Ainsi, une fois la demande de transfert (exceptée celle relative au transfert à proximité immédiate) parvenue au Ministre compétent, 30 jours peuvent s’écouler avant que celle-ci ne soit déclarée recevable. Une fois acceptée, la demande est notifiée à diverses parties (Gouverneur, officines du voisinage, organisations professionnelles pharmaceutiques,…) et doit être recueilli un certain nombre d’avis et ceci dans un délai maximum de 60 jours. Une fois ces avis rendus, un rapport et des conclusions sont rédigés par l’AFMPS. La demande est alors enfin soumise à l’examen de la Commission d’Implantation qui doit notifier sa décision dans les 60 jours qui suivent sa séance. Alors que l’arrêté royal de 1974 ne précise pas la fréquence de ces séances, celui de 1970 mentionne en son article 6,§1 que la commission d’implantation donne son avis dans les 4 mois.

 

 

Aussi, Madame la Ministre, je souhaiterais connaître les étapes précises pour l’ensemble de la procédure assorties, pour chacune d’entre elles, des délais maxima légaux.

 

Dans quelle mesure ces délais sont respectés ?

 

Comment réagissez-vous aux 18 mois qui ont parfois été nécessaires pour qu’une décision soit rendue ?

 

Quel fut le nombre de demandes en matière de transfert de pharmacie pour les années 2007 et 2006 et ce respectivement pour chaque rôle linguistique ?

 

 

Je vous remercie.

 

André Frédéric

Député fédéral