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Commission de l'Infrastructure, des Communications et des Entreprises publiques du 5 décembre 2005
Question orale à Monsieur Bruno TUYBENS, Secrétaire d’Etat des Entreprises publiques, à propos des annonces bilingues dans les trains de la SNCB.
André FREDERIC : Je me suis rendu dernièrement en train à Bruxelles. Il s’agissait du train IC qui relie Eupen à Ostende. Peu avant Louvain, le train s’est arrêté et est resté immobilisé environ une heure. Régulièrement un message vocal informait les passagers de la situation.
Malheureusement, le train étant immobilisé dans les environs de Louvain, ce message d’information n’était communiqué qu’en néerlandais. Or il était évident que, le train venant de Eupen et ayant fait arrêt précédemment à Verviers et à Liège, la plupart des passagers étaient francophones ou germanophones.
Les messages d’information de la SNCB dans les trains qui traversent les trois régions sont donc exclusivement en français en Wallonie et en néerlandais en Flandre et sont seulement bilingues à Bruxelles.
Ne pensez-vous pas qu’il serait utile que les annonces faites dans ces trains soient toujours au minimum bilingues afin de ne pas priver les voyageurs utilisant les transports publics d’informations qui s’avèrent souvent très utiles ?
Bruno Tuybens, secrétaire d'Etat : Monsieur Frédéric, les trains IC de et vers Eupen sont des trains de trafic intérieur pour lesquels la législation linguistique est intégralement d'application. En principe, les annonces ne peuvent donc être faites sur le territoire néerlandophone qu'en néerlandais. La Commission permanente de contrôle linguistique autorise uniquement une dérogation pour les trains de trafic international, à condition que les trois langues nationales soient utilisées.
Dans pareil cas, nous conseillons à nos accompagnateurs de train, mais seulement à titre commercial et dans la mesure du possible, de circuler dans le train et de fournir aux clients les informations nécessaires dans leur langue respective. Telle est la législation linguistique. Elle ne nous permet pas de faire autrement, à moins que le parlement ne la modifie, mais cette problématique ne relève pas de mes compétences.
André Frédéric : Monsieur le secrétaire d'Etat, je vous remercie pour votre réponse, mais "qui n'est pas ambitieux n'avance jamais!". Je ne veux nullement entamer un combat d'ordre communautaire ou linguistique. Il s'agit simplement d'une question de bon sens et de pratique pour ne pas mettre les usagers d'un service public en difficulté et finalement les renvoyer sur les routes déjà suffisamment encombrées. Faisant partie des navetteurs et des personnes qui parcourent de nombreux kilomètres pour se rendre à leur travail, je sais de quoi je parle. Je tente seulement de faire une proposition sensée.
L'incident est clos.
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