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EDUCATION
PERMANENTE : UNE CITOYENNETE ACTIVE
«
L’instruction… doit assurer aux hommes dans tous les âges de la
vie la facilité de conserver les connaissances et d’en acquérir
de nouvelles. »
CONDORCET,
déclaration à l’Assemblée Nationale française, avril 1972.
On
le voit, la formation de l’être humain tout au long de son existence
- l’éducation permanente - est une idée qui vient de loin. Portée
par le mouvement ouvrier durant les 19e et le 20e siècle, cette
idée devient une revendication. Elle s’inscrivit alors, au même
titre que le suffrage universel, l’instruction obligatoire, la liberté
d’association et la diminution du temps de travail, dans un projet
de société qui visait à émanciper la classe ouvrière par l’accès
au savoir et à la culture.
Avec
la création de la Centrale d’Education Ouvrière, des Maisons du
Peuple, des Cercles locaux d’Education Ouvrière, le mouvement socialiste
développa un vaste réseau d’éducation populaire d’où naîtra notamment
PRESENCE ET ACTION CULTURELLES au cours des années 60.
Dès
1921, l’Etat belge, par l’intermédiaire du ministre socialiste des
Arts et des Sciences, Jules DESTREE, avait promulgué la première
loi sur les bibliothèques publiques et l’éducation populaire. En
avril 1976 s’instaure le décret organisant la reconnaissance et
le subventionnement du secteur de l’Education Permanente des Adultes
ainsi que la Promotion socioculturelle des travailleurs. Ce texte
réalise une synthèse entre les revendications historiques du mouvement
ouvrier (démocratisation culturelle) et celles des nouveaux mouvements
sociaux révélés par Mai 68 (démocratie culturelle). Cette synthèse
s’appelle l’Education permanente, que l’article 2 du décret définit
comme suit :
Il
s’agit « d’assurer et de développer » :
a) une
prise de conscience et une connaissance critique des réalités de
la société ;
b) des
capacités d’analyse, de choix, d’action et d’évaluation ;
c) des
attitudes de responsabilité et de participation active à la vie
sociale, économique, culturelle, et politique ».
Aujourd’hui,
PAC organise en moyenne cinq activités par jour sur le territoire
de la Communauté française. Notre mouvement culturel fédère treize
antennes régionales et quelques trois cents comités locaux.
Quelles
sont ces activités ? Des voyages culturels et des visites d’expositions,
des rencontres conviviales, des concerts dans tous les genres musicaux,
des spectacles théâtraux, des cours d’alphabétisation, des formations
à la citoyenneté, des animations de quartier, des actions de mise
en valeur du patrimoine, des projets interculturels, des conférences,
colloques et forums, des festivals,…bref tout ce qui peut favoriser
l’émergence des expressions culturelles et l’accès à la culture.
Nous menons également des travaux de réflexion sur la politique
culturelle.
PAC
est un véritable réseau interactif qui développe aussi des collaborations
avec d’autres opérateurs culturels dans un esprit pluraliste car
nous pensons que dans le domaine culturel, certains grands projets
ne peuvent se concrétiser sans partenariats : partenariats associatifs,
partenariats avec les pouvoirs publics, partenariats avec le secteur
privé.
Bien
entendu, chacun connaît notre port d’attache politique : le Parti
Socialiste.
Sur
ce plan, nous nous définissons comme un espace de médiation entre
la société civile et le P.S.
En
Communauté française, la grande majorité des acteurs culturels partagent
les mêmes valeurs : la culture est un droit et son accès doit être
encore et toujours démocratisé, la participation des citoyens à
la vie démocratique doit être renforcée, la culture n’est pas un
acquis mais une conquête permanente, la liberté de création des
artistes et des citoyens est un droit inaliénable, la construction
démocratique est d’abord une construction culturelle, la diversité
culturelle et le respect des identités doivent être garantis…
L’ensemble
de nos axes d’action sont définis par la Charte Culturelle des socialistes.
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